Le travail à l'atelier

Les altérations et traitements proposés

 

Le travail de l'atelier

Le vernis

Le vernis final  a un double rôle : rendre aux couleurs leur contraste, leur vigueur véritable et protéger la peinture des impuretés de l’air.
Il peut lui aussi souffrir de maladies dûes au temps ou aux hommes.
Ainsi le vernis peut être chanci : le tableau semble être recouvert d’une couche blanchâtre jusqu’à l’opacité, l’humidité en est le plus souvent la cause.
Le vernis peut être pulvérulent ou fariné : il se réduit en poudre, c’est le résultat de sa désagrégation complète.
Il peut être jauni : le jaunissement du vernis est une évolution normale, dû au processus de séchage de l’huile siccative, mais qui peut être accentué par l’adjonction de produits divers (bitume, couleurs transparentes à l’huile) et par des couches superposées de revernissage fréquent.
Il dénature les oeuvres en transformant les valeurs recherchées par le peintre.
 

La peinture

- La préparation ou enduit :
Les maladies les plus fréquentes de l’enduit sont le soulèvement localisé ou généralisé et la pulvérulence, dûs surtout à l’humidité ou à des changements hygrométriques.
 
- La couche picturale :
Les altérations de la pellicule picturale sont le plus souvent liées à celles de la préparation du support : soulèvement avec cloques ou chutes d’écaille créant ainsi des lacunes.
Une maladie grave, propre à cette couche picturale est le dédoublement entre elles de deux couches superposées : le clivage ; il est provoqué par différents facteurs tels que la dilatation et la contraction du support, la contraction du vernis.

Le support toile

Depuis la renaissance, la toile est le support le plus utilisé en Occident.
Le textile est un matériau hygroscopique, qui se détend et se retend suivant les conditions climatiques.Cette capacité de réaction diminue avec le temps, ce qui fait dire qu’une toile est plus ou moins « nerveuse ».
Ces écarts hygrométriques sont à éviter, car ils causent une fatigue au textile  qui, avec le temps, perd de sa souplesse et de son aptitude à suivre ces mouvements .
Des cassures de la préparation se forment alors et produisent des craquelures dite d’âge, amorçes de soulèvements possible futurs.
Les principales altérations de la toile sont, la déchirure quelle qu’en soit la grandeur et la forme, et l’affaiblissement du textile.

Le support bois

Dans le passé, nous avons utilisé des méthodes radicales telles que l’introduction de flippots (procédé qui a souvent provoqué des soulèvements de la couche picturale) ou la transposition (intervention irréversible considérée de nos jours comme une mutilation de l’œuvre).
Aujourd’hui, nous considérons qu’un support bois doit être suffisament libre pour jouer en fonction des écarts du climat. 
Nous tendons vers un allègement du parquetage (mis au point par L. Hacquin en 1770 et qui a fait ses preuves), jusqu’à une diminution des surfaces de collage et de frottement par un maintien périmétrique.